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28 mars 2008
Si Alien...
... avait appris à l'école, qu'aurait-il aimé faire dans la vie ? Un métier qui aurait allié sa passion pour la musique. Dans une maison de disques ? En ce moment, ça licencie sec mais il aurait eu le temps d'y passer un bout de chemin.
Alien, en fait, aurait aimé être programmateur à la radio ou dans les festivals ou dans les maisons de disques (avec de la chance et son talent, il aurait pu peut-être gardé son job, l'alien !).
En ce moment, les programmateurs de festivals d'été sont "sur les dents" paufinant les derniers détails pour boucler leur programmation et remettre leurs copies définitives avant que d'autres corps de métiers (le marketing, les attachés de presse, les journalistes etc.) s'emparent de leur travail afin de fructifier tout cela (la billetterie !). Programmé des artistes que le public aime et que soi-même, on apprécie (toujours allié ses goûts à ceux du public et réciproquement) est un travail harassant, passionnant et compliqué, pense l'alien. Avoir un budget conséquent ou restreint (selon la taille du festival et des moyens du dit festival), ne pas le dépasser, ne le pas faire exploser avec des "pointures de la musique", en réclamer si c'est nécessaire (si un coup de coeur artistique l'impose). Mais tout d'abord, la passion extrême de la musique. Se lever musique, manger musique, dormir musique. Aimer les "têtes d'affiches" que l'on souhaite faire venir à son festival mais aussi (SURTOUT !) être curieux des "petits" que ce soit des groupes, des solistes ou des formations débutantes en les pistant tout le long de l'année pour savoir si sur la durée, ses artistes sont fiables et peuvent être programmés. Est-ce que ses gens vus dans de petits endroits dans un cercle assez confidentiel (pub, boite de jazz, café) peuvent intéresser le plus grand nombre. Se projetter dans le futur et imaginé ce que donnerait untel ou untelle dans une audience plus grande avec le fait qu'il ne sont pas (encore) connus. C'est cela un programmateur, quelqu'un qui fouine, qui cherche "l'oiseau rare" qui fera chavirer (de plaisir) le public. Et puis, bien entendu, des artistes connus au bon prix (Il ne faut pas que les cachets de ses artistes plombent le budget). Il faut que ses artistes connus se comportent bien, qu' ils soient sains (?), travailleurs et ponctuels. Car avoir des stars qui se comportent en divas (avec tout le cliché qui se rapporte à ce mot) doivent exaspérés le programmateur et tous les gens du festival, le jour dit. Des fois, outre la star, c'est son staff, son équipe, sa famille qu'il faut gérér. Alors que faire venir des artistes connus mais dont on connait le professionalisme, la rigueur dans le travail (les répétitions !) et le respect du public (cela parait évident mais ce n'est -même- pas le cas, chez certaines stars !) est si agréable.
Etre programmateur, c'est être le maillon (faible ou fort) principal en cas de succès (ou d'insuccès) du festival. Le programmateur est en première ligne donc, sur un siège éjectable chaque année. Il faut le savoir. C'est lui, qui donne l'impulsion (avec ses choix), il doit être (donc) suivi et écouté par le directeur du festival qui doit lui faire ENTIEREMENT confiance (et ça, souvent, c'est pas gagné !). Etre (alien le redit) passionné à 200 % par la musique. Ne penser qu'à cela : matin, midi et soir. Faire des sacrifices dans sa vie personnelle (voir peu sa femme et ses enfants pendant 6 à 7 mois environ). Se mettre en danger (ne pas avoir peur d'être lourder en cas de recettes insuffisantes du festival car le programmateur a un patron qui se nomme le directeur du festival qui lui aussi à des comptes à rendre à une municipalité qui oeuvre également aux destinées d'un festival...) et ne penser qu' à son boulot. Beaucoup de tracas, d'insomnies, de déceptions pour (en fait) peu de plaisir. Car même, quand tout le travail de programmation est terminé et que l'on pourrait être tranquille et siroté un mojito (mmh, mmh...) en écoutant l'artiste qui oeuvre le soir, on doit se préoccupé de l'entourage de l'artiste (hôtel, restauration etc.) avant et après le concert ; Toute cette intendance même si, c'est pas votre job, vous êtes bien obligé de savoir si tout se passe bien en dehors de la musique pour que l'artiste n'a que son show du soir comme préoccupation et pensée. Et puis, si c'est un festival en plein air, la mauvaise météo que prévoit Yvelyne Delliat pour les soirs des concerts n'appaisent pas son homme, loin de là...
On le voit, si alien était programmateur, il pourrait être d'humeur changeante (à cause du job) et cela il ne le souhaite pas (ses proches, non plus !) alors cela tombe bien, alien n' a pas ce talent (de programmateur) et se contente d'être à l'affut (sur internet) des programmations à venir (c'est imminent) des festivals de jazz (Montreux, Paris Jazz Festival au Parc Floral, Nice, Antibes, Vienne etc.) pour n'être que spectateur (moins de stress, c'est certain !) avisé, critique, conciliant.
Chacun ses talents, chacun son destin. Mais quand même, Alien aurait aimé...
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